Le mythe de la viande.. et du poisson

La croyance postulant que la viande est bonne pour la santé est un mythe ! Les êtres humains ne sont pas naturellement des carnivores, mais sont bien plus proches des herbivores. Notre système digestif n'est absolument pas fait pour digérer de la viande ! Notre intestin notamment est beaucoup trop long, et la viande reste beaucoup trop longtemps dans notre organisme, ce qui crée des problèmes de macération et de putréfaction...

De plus en plus d'études et de recherches partout dans le monde confirment qu'une alimentation à base de viande et autres produits animaux est nocive pour la santé, et apportent les preuves scientifiques qu'une alimentation végétarienne ou végétalienne équilibrée est tout-à-fait bénéfique pour la santé !

Que vous puissiez en douter est compréhensible, puisque les organismes français, et les études alimentaires, liés à notre santé, sont pour la plupart financés par l'industrie de la viande et les industries laitières ! Même si la situation commence un peu à évoluer, les lobbies français de la viande et du lait sont particulièrement puissants dans notre pays, et font passer leur message... tandis que les diverses études menées dans le monde montrant les bienfaits d'une alimentation végétarienne, ne sont que très rarement, ou très mal diffusées.

Notamment, l'Association Américaine de Diététique, une institution indépendante dont les avis font autorité dans le domaine médical en matière de diététique ; ainsi que des Diététiciens du Canada (ces deux organisations regroupent 70.000 diététiciens !), ont publié leur Position Officielle, basée sur plus de 250 études scientifiques ! (ces études sont listées à la fin de leur rapport) :

"Les régimes végétariens et végétaliens menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel, et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. [...]

Les alimentations végétariennes et végétaliennes bien planifiées sont appropriées à tous les stades de la vie, y compris la grossesse et l'allaitement. Planifiées de façon adéquate, elles satisfont les besoins nutritionnels des bébés, des enfants et des adolescents, et contribuent à une croissance normale. [...]

Du fait d'un intérêt croissant pour le végétarisme et grâce aux bénéfices nutritionnels d'une telle alimentation, le développement de l'offre végétarienne quotidienne devrait être encouragé."

Sur la base de nombreuses études scientifiques menées sur des années, le rapport de l'Association Américaine de Diététique confirme l'effet bénéfique (prouvé et documenté) des régimes végétariens et végétaliens sur la réduction des risques et la prévention des maladies suivantes :

> Cancers (colon, prostate)

> Maladies cardiovasculaires

> Hypercholestérolémie

> Obésité

> Hypertension

> Ostéoporose

> Diabète (type 2)

> Altération des fonctions cognitives

> Calculs biliaires

> Polyarthrite rhumatoïde

> Maladies du colon (diverticulites)

> Maladies rénales

Toutes ces maladies affectent beaucoup moins les végétariens et végétaliens. Voici quelques exemples chiffrés, basés sur des études épidémiologiques (qui tiennent aussi compte d'autres facteurs comme la consommation de tabac ou d'alcool, ou la pratique régulière de sport...) :

Cancers

De nombreuses études démontrent une réduction de la mortalité jusqu'à 2 fois et demie chez les végétariens et végétaliens pour les cancers de l'oesophage, du gros intestin, du côlon, de la vessie, de la prostate... Les scientifiques attribuent l'effet carcinogène de la viande et des produits laitiers notamment aux acides gras saturés qu'ils contiennent.Inversement, une alimentation riche en soja (CM : fermenté) et en végétaux, sources d'oméga 3 (acides gras insaturés) et antioxydants, exerce un effet protecteur contre le cancer ! Sur le site du Physicians Committee for Responsible Medicine (Association de Médecins pour une Médecine Responsable : organisme américain qui regroupe 100 000 membres, dont 5 000 médecins), de nombreuses études scientifiques montrent le lien direct entre la consommation de viande et produits laitiers avec les risques de cancers, et notamment le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de la prostate...

Maladies cardio-vasculaires

De nombreuses études ont montré que les acides gras saturés animaux et les protéines animales (viandes, oeufs, produits laitiers) élèvent le taux de cholestérol, tandis qu'une alimentation végétalienne qui contient des fruits et légumes (fibres), des huiles végétales, et autres nourritures végétales et protéines de soja (CM : fermenté), abaisse le taux de cholestérol. Par exemple, les études américaines du Docteur Phillips portant sur 24.000 personnes révèlent que les mangeurs de viande décèdent 3 fois plus fréquemment d'un infarctus que les végétariens (Phillips, R.: Coronary Heart Disease Mortality among 7th-Day Adventists with Differing Dietary Habits. American Journal of Clinical Nutrition 31(1978): S.191-198).

Hypertension

Les végétariens et végétaliens ont nettement moins de risques de faire de l'hypertension : une étude a montré que 42% des non-végétariens faisaient de l'hypertension, contre seulement 13% des végétariens. Changer le régime des non-végétariens vers un régime végétarien a permis la réduction de l'hypertension (Rouse IL, Beilin LJ, MahoneyDP, et al. J Hypertens. 1986;4:241-250).

Diabète

Les risques de décès dus à des maladies liées au diabète sont près de 4 fois plus élevés chez ceux qui mangent beaucoup de viande que chez ceux qui s'en abstiennent... (Etude de Snowdon et al., School of Public Health, University of Minnesota).

Obésité

Les personnes consommant de la viande, des oeufs et des produits laitiers ont 9 fois plus de risques d'avoir des problèmes d'obésité que les végétaliens (John Robbins, The Food Revolution, Conari Press : Boston, 2001, p. 58)...

La recherche continuant de progresser et d'associer le végétarisme à un nombre croissant d'effets bénéfiques, on peut ajouter à cette liste notamment la fibromyalgie, la dermatite atopique, et le cancer du sein (selon des études publiées dans The International Journal of Cancer et The British Journal of Cancer : consommer de la viande de porc une fois ou plus par semaine, multiplie chez la femme le risque de cancer du sein par deux...).

Par ailleurs, les conclusions de la plus vaste étude internationale à ce jour sur la nutrition: "Le Rapport Campbell" (basé sur plus de 750 références scientifiques), par le Docteur Colin Campbell (et en collaboration avec de nombreux autres scientifiques), démontre clairement les dangers des protéines animales et du lait, et les bénéfices pour la santé d'une alimentation végétarienne ou végétalienne. Le Docteur Campbell explique : "Nous pouvons éviter dans une large mesure les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, les attaques vasculaires cérébrales, l'hypertension, l'arthrite, les cataractes, la maladie d'Alzheimer, l'invalidité et d'autres désordres chroniques. Les scientifiques ou les médecins qui se ferment à une telle vérité ne sont pas seulement entêtés, mais irresponsables".

Le Docteur Cambell avait pourtant débuté "de l'autre côté de la barrière" : élevé dans une ferme laitière, il avait fait sa thèse de doctorat sur "les meilleures façons de faire grossir plus rapidement les vaches et les moutons". Mais Colin Campbell était un vrai chercheur... Depuis plus de quarante ans, il est à l'avant-garde de la recherche dans le domaine de la nutrition. Il nous lègue Le Rapport Campbell (livre en français d'environ 500 pages, disponible en librairie), l'étude la plus exhaustive sur la santé et la nutrition à avoir jamais été entreprise. Le Docteur Colin Campbell est Professeur Emérite du Département de Biochimie Nutritionnelle à l'Université Cornell. Il a bénéficié de plus de 35 ans de subventions pour faire des recherches, revues ensuite par des pairs, et il a rédigé plus de 300 documents de recherche... (Voir l'excellente et exhaustive présentation du Rapport Campbell par l'association Ahimsa.)

La viande est un poison pour l'organisme de l'être humain...

Non seulement l'organisme humain n'est pas fait pour digérer la viande, ce qui peut engendrer de sérieuses maladies à plus ou moins long terme comme on vient de le voir ci-dessus... mais en plus, les statistiques montrent que la concentration d'insecticides contenus dans la viande est douze fois supérieure à celle des légumes et des céréales ! Une consommation quotidienne de viande a donc pour effet d'accumuler dans l'organisme une forte quantité d'insecticides dont les conséquences à long terme sont à craindre...

De plus, on trouve aussi dans la viande les résidus des antibiotiques, hormones et autres produits chimiques (autorisés ou pas...) administrés aux animaux dans les élevages industriels. L'absorption régulière de ces poisons provoque notamment des cancers chez l'être humain.

Et contrairement à toutes les idées reçues à leur sujet, il en est de même pour le lait de vache et les produits laitiers, qui peuvent être eux aussi tout-à-fait préjudiciables à la santé humaine, comme le montrent de plus en plus d'études et de recherches sur le sujet...

Et le poisson ne vaut guère mieux...

Bien que l'huile de poisson apporte certains éléments bénéfiques pour la santé (les Omégas 3 en particulier, mais qui peuvent être remplacés facilement par certaines huiles végétales), la plupart des poissons font cependant partie des aliments les plus pollués, notamment par le mercure et autres métaux lourds qui polluent les mers (la chair du poisson absorbe et retient tout particulièrement ces polluants, qui se lient étroitement aux protéines de leurs tissus), ainsi que par les dioxines, le PCB et autres insecticides... Ces polluants empoisonnent l'organisme humain, et pourraient même, chez les enfants en bas âge en particulier, affecter gravement le développement du cerveau !

La contamination élevée de la chair du poisson en fait donc un poison à retardement pour l'organisme de l'être humain... alors que l'on peut tout-à-fait trouver les mêmes nutriments bénéfiques dans des sources végétales ! Les Omégas 3 par exemple se trouvent facilement dans les huiles végétales (huile de lin, de colza ou de noix...) et dans les oléagineux (les noix en particulier).

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