Le petit déjeuner

Céréales du petit déjeuner

Les céréales du petit déjeuner vantés positivement par bon nombre de publicités sont mensongères, comme d'ailleurs la majeure partie des publicités d'ordre alimentaire que les personnes regardent à la télévision. Toutes provoquent le désir compulsif de consommer, et sont bien entendu composées de produits addictifs comme le sucre, de façon à lier les enfants comme les adultes à cette forme d'alimentation toxique.

Les céréales, pires que la «junk-food» ?

Les petits déjeuners pour enfants contiennent beaucoup trop de sucre. La palme revient aux Smacks. On devrait toujours se méfier de la bonne conscience. Pensant bien faire, nombreux sont les parents qui achètent des céréales pour le petit déjeuner de leurs enfants, ne se doutant pas que ceux-ci contiennent en réalité plus de sucre que de céréales.

Une organisation indépendante américaine de santé publique à but non lucratif, Environmental Working Group (EWG), a passé au crible plus de 80 paquets de céréales transformées. Le résultat fera réfléchir les parents. Beaucoup d'entre eux refusent que leurs enfants prennent un gâteau (cookies, donuts) en guise de petit déjeuner, or nombreuses sont les céréales qui contiennent plus de sucre qu'un dessert.

EWG a même établi un classement des plus mauvais élèves. Sur la première marche du podium, un best-seller chez les enfants, les Smacks de Kelloggs, des grains de blé soufflés caramélisés. Viennent ensuite les Coco Pops, des céréales au riz soufflé avec du chocolat, puis d'autres vendus aux États-Unis (et pas en France) contenant notamment des marshmallows. Selon les études réalisées par EWG, une tasse de Smacks de Kellogs contiendrait à peine plus de sucre qu'un donuts (20 grammes contre 18). Autrement dit, un bol de Smacks représente entre 8 à 10 morceaux de sucre. Les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas respectées, puisque certaines céréales contiennent parfois plus de 50 % de sucre alors qu'il devrait y en avoir 10 %.

«Je ne suis pas étonné par les résultats obtenus, analyse Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS et auteur, il y a quelques années, d'une étude qui avait beaucoup marqué sur le potentiel addictif du sucre et du goût sucré. Le plus surprenant est que les industriels appellent ces produits des céréales alors qu'il s'agit en réalité de sucreries.» En termes juridiques, ce type de manquement dans l'appellation s'appelle une tromperie sur les qualités substantielles. Selon Serge Ahmed, les enfants constituent une «proie facile» pour les industriels de l'agroalimentaire car ils sont dotés d'un système de récompense très facile: pour eux, plus l'aliment qu'ils consomment contient de sucre, mieux c'est. «Ils sont très sensibles aux gratifications immédiates, comme un apport en sucre, mais ils n'ont pas conscience à long terme de l'effet de ces aliments, explique Serge Ahmed. À leur âge, le cortex préfrontal n'étant pas encore fini, ils ne peuvent pas limiter leur appétit. C'est donc aux adultes de le faire.»

Potentiellement diabétogènes

Cette consommation de produits riches en sucre est totalement anormale physiologiquement. Il y a une cinquantaine d'années, aucun être humain n'était confronté à de telles concentrations en glucose. Aujourd'hui, on estime que notre consommation de sucre serait trois fois trop importante. Un problème d'autant plus difficile à résoudre que l'on en trouve dans une multitude d'aliments industriels, y compris les plus inattendus, comme le jambon vendu sous vide.

L'organisation EWG estime que pour faire des petits déjeuners sains, il est préférable de privilégier les céréales entières non transformées, au packaging généralement moins glamour. Le matin, il convient également de manger des fruits entiers plutôt que du jus de fruits ou des œufs, comme les font les Anglo-Saxons.

Consommer ce type de céréales très sucrées est-il mauvais pour la santé ? Ces céréales sont potentiellement diabétogènes. «Chez les personnes prédisposées génétiquement, on voit apparaître un diabète de type 2 (non insulinodépendant) à partir de 15 ans, observe le professeur Patrick Vexiau, chef de service de diabétologie à l'hôpital Saint-Louis (Paris). Or il y a une trentaine d'années, on n'observait pas ce type de phénomènes, le diabète de type 2 n'existait pas avant 45 ans !»

Outre l'apparition éventuelle d'un diabète, il est désormais connu que le sucre peut provoquer une addiction chez certaines personnes. Un quart d'heure après en avoir été ingéré, le glucose stimule des récepteurs dans le cerveau qui activent le système dopaminergique de récompense, rappelle Serge Ahmed. Consommer trop de sucre agit donc comme une drogue, insiste également l'étude de EWG qui observe que les enfants qui en abusent connaissent souvent des difficultés à l'école.

Enfin, des études, menées jusqu'à présent exclusivement sur l'animal, ont montré que l'exposition précoce à des produits riches en sucre amoindrit les capacités de contrôle (motivation, émotion). Les enfants gros mangeurs de sucre seraient donc plus enclins à adopter des comportements à risque.

La "junk food"

Les industriels de la "malbouffe" ont étudiés nos comportements très finement, et ont fait de la plupart des personnes des esclaves d'une nourriture addictive et dangereuse, mais juteuse financièrement, car jouant sur les plaisirs des sens, et peu importe les dégâts causés physiologiquement comme psychologiquement. La plupart des personnes n'ont aucune idée de ce qui se trame derrière les activités alimentaires industrielles, qui ont pris le pouvoir sur les populations, les amenant à consommer leurs produits dangereux, et à détruire leurs précieuses santé. Et une fois les personnes malades, ces dernières deviennent le lit tout aussi lucratif des industries pharmaceutiques des médicaments. La boucle est bouclée. La grande majorité des populations mondiales sont exploitées sur l'autel de l'argent.

La «junk food» aussi addictive que les drogues !

Une étude sur les rats menée par des chercheurs américains le prouve...

Drogué par la «junk food». Les mêmes mécanismes du cerveau sont à l'oeuvre dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues, ont montré des chercheurs lors d'expériences sur des rats.

Les travaux de Paul Johnson et Paul Kenny (Scripps Research Institute, Jupiter, Floride) démontrent, chez le rat, que le développement de l'obésité coïncide avec une détérioration progressive de l'équilibre chimique du cerveau dans le circuit de récompense (aussi appelé centre du plaisir), impliqué dans les addictions.

Des rats obèses

Les chercheurs ont offert régulièrement à des rats de la nourriture hautement calorique (bacon, saucisse, gâteau, chocolat) en plus de leur nourriture habituelle, plus saine mais moins appétissante. Les animaux ont rapidement développé l'habitude de se suralimenter de façon compulsive, consommant davantage de nourriture grasse et calorique (junk food) jusqu'à devenir obèses.

Parallèlement, leur circuit de récompense répondait de moins en moins, une modification très semblable à ce qui se passe dans le cerveau de rats consommateurs de cocaïne ou d'héroïne.

Pour les chercheurs, ces résultats confirment les propriétés addictives de la junk food.

L'étude «présente la preuve la plus précise et rigoureuse que l'addiction aux drogues et l'obésité sont fondées sur les mêmes mécanismes neurobiologiques sous-jacents», a déclaré Paul Kenny.

Une perte totale du contrôle de leur comportement alimentaire

Les chercheurs ont également conditionné les rats à craindre un choc électrique à la vue d'une lumière rouge. Alors que les rats nourris normalement arrêtaient de manger lorsque la lumière rouge s'allumait, ceux devenus obèses, habitués à une nourriture riche, continuaient de manger.

«Dans cette étude, les animaux ont complètement perdu le contrôle de leur comportement alimentaire, premier signe de l'addiction. Ils continuaient à se suralimenter même lorsqu'ils anticipaient un choc électrique, ce qui montre bien combien ils étaient motivés pour consommer de la nourriture appétissante», a expliqué Paul Kenny.

Les chercheurs ont par ailleurs montré chez les rats obèses une réduction du taux de récepteurs à dopamine, une substance chimique libérée dans le cerveau par des expériences agréables comme la nourriture ou le sexe, ou les drogues.

Le même phénomène est observé chez l'homme en cas de dépendance à une drogue !

Acheter des produits frais et les cuisiner soi-même est la meilleure façon de contrôler son alimentation, car déchiffrer les données nutritives des plats cuisinés nécessitent une attention que la plupart des gens ne prennent pas le temps d'avoir. La logique des nutritionnistes n'est bien entendu pas la même que celle des industriels, car s'ils font des produits moins gras et moins sucrés, ils auront moins de goût et donc ils vendront moins. Les Fast-Foods sont devenus la plaie du monde moderne en terme de santé publique, et si vous aimez vraiment vos enfants, ce que je ne doute pas bien évidemment, ne leur donnez pas à manger cette nourriture addictive et réellement empoisonnante, et tout cela pour le profit d'une poignée d'industriels malveillants. Les Fast-foods, c'est uniquement du business et rien d'autre ! Votre santé ne les préoccupe pas. Cette vidéo, censurée sur Youtube, vous dit tout, sans complaisance mais avec un certain humour, et c'est bien entendu affligeant pour certains secteurs agro-alimentaires et pour ces chaînes de restauration qui y sont associées, d'où la censure...

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